Archive for the ‘Rénovation au PS’ Category

Convention rénovation et cumul des mandats: l’amendement de la rénovitude

Dimanche, juin 13th, 2010

Avant le vote des adhérents du PS sur le texte de la convention de la rénovation, il est encore temps de déposer des amendements.

C’est l’objet de ce billet qui a pour ambition de faire adopter par la convention nationale du 3 juillet une petite modification à la marge de l’article traitant des dispositions transitoires de l’application des règles de non-cumul.

Rappel des faits :

Le 1er octobre 2009, les militants du PS en répondant au questionnaire sur la rénovation ont répondu positivement à une écrasante majorité à la question suivante : «Etes-vous favorables, comme étape vers le mandat parlementaire unique, à l’impossibilité de cumuler, sans attendre le vote d’une loi, dès les prochains renouvellements (cantonales 2011, Sénatoriales 2011, législatives 2012) un mandat de parlementaire avec une présidence d’exécutif local (Communes, Intercommunalité, CG, CR) ou la participation à un exécutif (Vice-Pdt, Maire adjoint )? »

Le 24 juin prochain, nous voterons le texte de la convention nationale de la rénovation qui comporte l’article suivant :

« Enfin, un-e sénateur-trice élu-e ou réélu-e en septembre 2011 devra avoir assuré sa succession et mis fin à sa présidence ou sa participation à un exécutif local au plus tard à la date applicable aux députés élus en 2012, soit en septembre 2012. »

Constatant un petit écart entre ce que nous avons voté il y a à quelques mois et ce qui est écrit aujourd’hui, nous proposons  d’adopter l’amendement suivant :

« Enfin, un-e sénateur-trice élu-e ou réélu-e en septembre 2011 devra avoir assuré sa succession et mis fin à sa présidence ou sa participation à un exécutif local au plus tard à la date applicable aux députés élus en 2012, soit en septembre 2012 en signant une lettre d’engagement dont le modèle  figure en annexe au présent texte. ».

Modèle de lettre d’engagement à signer par les candidats aux élections sénatoriales et devant être adressée à l’ensemble des militants socialistes de la circonscription :

Chers camarades,

J’ai l’honneur de me porter candidat à la prochaine élection sénatoriale de 2011. J’assume également le mandat de (Maire/ président de communauté d’agglomération/ président de conseil général/ président de conseil régional).

Ma candidature me met donc en situation de cumul de mandats.

Je reconnais donc me tamponner allègrement le coquillard des décisions des militants de mon parti, soucieux de mettre fin aux pratiques désastreuses de cumul de mandats qui donnent une image navrante du personnel politique de notre pays.

Je m’engage par ailleurs à m’efforcer d’avoir (un peu) honte de cette douloureuse décision et à faire acte de contrition en relisant tous les mois l’ouvrage du camarade Montebourg « la machine à trahir », et son chapitre « la dictature des élus locaux ».

En outre, je m’engage à consacrer  tout mon temps à mon mandat de sénateur-trice et déclare me soumettre à l’obligation de port de bracelet électronique permettant à l’ensemble des militants de ma circonscription de vérifier en temps réel ma présence au palais du Luxembourg (aux heures ouvrables).

Veuillez croire, chers camarades, en l’assurance de ma sincérité et en l’expression de mon amitié socialiste.

Le GPS est sur le bon chemin

Mercredi, juin 9th, 2010

Les militants du GPS, Le Grand Projet Socialiste, continuent leur petit bonhomme de chemin.

Après la convention sur l’économie, les voici en train de déposer des amendements au texte de la convention sur la rénovation.

Nous publions ici une lettre ouverte de Jean-Paul Chidiac, membre du conseil national du GPS. C’est peut-être de la cuisine interne mais il est fondamental que les militants du PS prennent plus de place dans le débat et que leurs décisions soient pleinement respectées. La récente fronde des sénateurs cumulards, fâchés de se faire imposer des règles de non-cumul pourtant issues du référendum militant sur la rénovation en est une preuve supplémentaire.

Lettre ouverte de Jean-Paul Chidiac:

“Chose promise… voici le discours de soutien aux deux amendements GPS déposés dans le cadre de la Convention pour la rénovation :
Mes chers camarades,
Elu depuis un an et demi dans notre Conseil national, je porte ici la voix de plus de 2000 militants qui grâce à la Coopol ont produit collectivement plusieurs amendements pour rénover notre parti.
Avec Colette Gros, nous avons décidé de présenter devant vous ce travail en commun.
Le collectif Grand Projet Socialiste (GPS) est une réunion de militants qui par delà les motions ont décidé d’aider la commission de la rénovation et son animateur Arnaud Montebourg à mener notre rénovation jusqu’au bout.
Nous reconnaissons bien sûr, l’ampleur du travail accompli et la démonstration du courage politique que révèle le texte qui nous est soumis ce soir.
Notre action s’inscrit dans une dynamique constructive en proposant ces amendements qui demandent 2 avancées potentielles oubliées.

Tout d’abord nous voulons rénover notre pratique démocratique dans la mise en œuvre de nos conventions.
En effet, nous ne voulons plus d’un parti qui demande à ces militants de ratifier des textes auxquels ils n’ont pas réellement pu contribuer. Les amendements votés en sections ou en fédérations ne doivent plus être censurés par les commissions des résolutions mais au contraire faire l’objet d’un vote dans les conventions fédérales ou nationales en toute connaissance de cause, c’est-à-dire après une diffusion des différents amendements aux membres des conventions fédérales ou nationales au moins 2 semaines avant la date de la convention.

Nous voulons par ailleurs que 5000 militants puissent demander l’organisation d’une convention sur un thème précis.

Deuxième point, nous demandons la mise en place d’une motion des indépendants à même de reconnaître à ceux, qui pour des raisons diverses, ne se retrouvent pas dans une motion de pouvoir contribuer à la vie politique de notre parti dans l’ensemble de ses instances.
Mes chers camarades, je vous remercie de votre attention.”

Si j’avais un jour de liberté supplémentaire dans la semaine…

Mardi, mai 18th, 2010

Chers lecteurs,

Grande nouvelle, le blog fonctionne maintenant avec wordpress 2.9.2. Pour ce faire, il a fallu migrer notre base de données Mysql4 en Mysql5 et ça n’a pas été facile. Parce que vous ne vous rendez pas compte, fidèles lecteurs de la Rénovitude, que tenir un blog ne se résume pas à pondre des billets tous plus passionnants les uns que les autres. Il faut aussi mettre les mains dans le cambouis du web 2.0 et se frotter à des notions obscures comme le maniement de bases de données ou le langage html.

Pour nous profanes, c’est une véritable performance et sans l’assistance de quelques amis, nous n’aurions pu réussir ce tour de force.

Alors merci à Pascale sans qui nos billets et commentaires auraient perdu tous leurs accents et seraient truffés de signes cabalistiques incompréhensibles.

En fait, tenir un blog, ça prend du temps et bien souvent, nous rêvons de week-ends de 3 jours qui nous permettraient de faire tout ce que nous aimons: faire un peu de rénovitude, bien sûr, militer dans des associations, participer au grand projet socialiste, bref, nous lancer corps et âme dans la nouvelle société du care chère à notre première secrétaire.

Et si vous souhaitez que la semaine des 4 jours ne tombe pas la semaine des 4 jeudis, faites donc un tour sur le site du grand projet socialiste, le désormais célèbre GPS dont les amendements seront défendus lors de la convention du 29 mai.

En page 38, vous apprécierez le chapitre “organiser le travail au bénéfice de tous”, ou autrement dit “travailler mieux, moins, tous“.

Les auteurs de la contribution tirent les leçons des dernières expériences de réduction du temps de travail (la loi de Robien de 1996 et l’adoption des 35h) et proposent un mode de financement sans augmentation des coûts salariaux avec une démonstration chiffrée.

Plus de gens au travail, c’est aussi plus de cotisations pour les retraites.

Enfin, nous ne résistons pas au plaisir de citer Kleber Beauvillain, président de Hewlett Packard, un dangereux gauchiste qui déclarait la chose suivante (reprise dans le texte du GPS et frappée du coin du bon sens) “Je suis moi-même prêt à travailler 4 jours par semaine. Vous savez, on a trop tendance à se croire indispensable; quand je ne suis là huit jours, la société tourne. Cela fait longtemps que j’ai envie de faire davantage de sport. J’en profiterai. Si j’avais un jour de liberté supplémentaire dans la semaine, je pourrais en profiter pour faire tout ce que je n’ai pas le temps de faire aujourd’hui ! Par ailleurs, quand on s’arrête de travailler, on réfléchit. On prend un peu de recul”.

Alors si vous-même êtes prêts à ne travailler que 4 jours par semaine, soutenez le GPS et défendez ses amendements!

Montreuil Story – La saison 2 est en cours de préparation

Mardi, mai 11th, 2010

cinemaFace à l’immense succès de la saison 1, les scénaristes planchent sur la saison 2 avec l’irruption de nouveaux personnages clés.

Pendant qu’Axelle et Freddy tiennent la boutique du PS, un coopain parachutiste débarque en pleine nuit et tambourine à la porte. Stupeur à Montreuil. Le nouveau personnage sera-t-il bien accueilli par le public ? La production prend-elle un risque inconsidéré en multipliant les personnages?

Gageons que les chiffres de l’audience de l’épisode-pilote seront particulièrement surveillés!

Pas d’ambiguïtés sur les retraites, SVP

Mercredi, avril 7th, 2010

convention_b

Le calendrier de la “convention pour un nouveau modèle de développement économique, social et écologique” est connu.

Le vote des militants sur un texte présenté au conseil national du 27 avril est prévu le 20 mai et la convention se tiendra le 29 mai.

La convention se veut l’ébauche du projet socialiste pour 2012, c’est dire son importance cruciale même si on a pu déplorer par le passé une certaine tendance des candidats investis à s’en détacher.

13 ateliers ont commencé leurs travaux. Ils sont rassemblés autour de 3 grands thèmes : «Un nouveau modèle d’éco-développement au service du progrès», «Relancer le progrès social», «Réhabiliter l’intervention publique» et ils peuvent faire l’objet de discussions sur la Coopol.

Aujourd’hui, on s’est intéressé à l’atelier n°8 – Pour la société du bien-être, refonder la protection sociale et plus particulièrement à la question des retraites.

Voici ce que l’on peut lire dans le rapport de travail préliminaire qui sert de base aux discussions en cours au sujet des retraites :

Extrait :

«L’avenir du système de retraites et les réformes nécessaires dépendront fortement de l’évolution de la démographie, de la croissance, de l’emploi et de la masse salariale. Le Parti socialiste a déjà énoncé les grandes orientations qu’il défendra et ses priorités pour la période 2012-2020 :

  • la sauvegarde du système par répartition, fondé sur la solidarité entre les générations;
  • un niveau de pension permettant aux retraités de vivre correctement alors qu’1 million de retraités vit sous le seuil de pauvreté et 50% ont une retraite inférieure à 1000 euros;
  • l’introduction de nouvelles ressources dans le système ;
  • le maintien de l’âge légal du départ à la retraite à 60 ans, c’est à dire la possibilité de faire valoir ses droits, quel que soit le montant de sa retraite. C’est le seul droit encore attaché à l’âge légal de départ à la retraite et nous le défendrons; les salariés ayant commencé à travailler très tôt doivent pouvoir faire valoir leurs droits à la retraite dès lors qu’ils ont cotisé le nombre de trimestres requis ;
  • la prise en compte de la pénibilité pour le calcul des droits à la retraite, par exemple en majorant d’un coefficient les trimestres travaillés dans des emplois identifiés comme pénibles ;
  • des mesures vigoureuses et effectives pour le maintien dans l’emploi des plus de 50 ans : le taux d’emploi des plus de 55 ans est de 35% ; une personne sur deux est au chômage ou en préretraite au moment de faire valoir ses droits.»

Les socialistes sont donc attachés au maintien de l’âge légal à 60 ans et à la sauvegarde du système par répartition. C’est rassurant.

Mais ce qui l’est moins, c’est l’absence de chiffres ou de mode de calcul des pensions comme la durée de cotisation ou le calcul du taux de remplacement !

Les auteurs du rapport nous disent vouloir permettre aux retraités de vivre «correctement». Mais crévindiou, qu’est-ce que ça veut dire «correctement» à notre époque ?

A combien s’élèvera la pension minimum ? Sera-t-elle égale au SMIC ?

La pension sera-elle calculée en prenant en compte les dix meilleures années ou imagine-t-on un mode de calcul moins favorable ?

Bref, tu l’auras compris cher abonné de la rénovitude, il ne faudra pas se bercer de mots au moment du vote en section et espérons que le texte final ne comportera pas de telles ambiguïtés sur des sujets aussi importants que celui des retraites.

Nota bene: ajout de dernière minute, on vous signale le site http://www.exigences-citoyennes-retraites.net/

Travailler mieux, moins, tous

Lundi, mars 1st, 2010

Le droit à la paresseLe passager clandestin réédite “Le droit à la paresse” de Paul Lafargue, pamphlet contre le travail publié en 1880. Il est préfacé par Gérard Filoche, inspecteur du travail, membre du conseil national du PS.

Le site Arrêt sur images a réalisé une émission passionnante sur ce texte, animée par Judith Bernard avec Gérard Filoche et Aurélie Filippetti, députée de Moselle.

L’occasion aussi de revenir sur le combat actuel contre le “mal-travail”, le travail précaire, l’imposture du slogan “Travailler plus pour gagner plus” et la nécessité de défendre la réduction du temps de travail, mesure de progrès social évident que l’idéologie dominante s’acharne à démolir.

 Au “travailler plus pour gagner plus”, Gérard Filoche oppose le “travailler mieux, moins, tous”, un beau slogan à méditer lors de l’élaboration du projet socialiste!

Extrait de l’avant-propos du “Droit à la paresse”:

“La bourgeoisie, alors qu’elle luttait contre la noblesse, soutenue par le clergé, arbora le libre examen et l’athéisme; mais, triomphante, elle changea de ton et d’allure; et, aujourd’hui, elle entend étayer de la religion sa suprématie économique et politique. Aux XVe et XVIe siècles, elle avait allègrement repris la tradition païenne et glorifiait la chair et ses passions, réprouvées par le christianisme ; de nos jours, gorgée de biens et de jouissances, elle renie les enseignements de ses penseurs, les Rabelais, les Diderot, et prêche l’abstinence aux salariés. La morale capitaliste, piteuse parodie de la morale chrétienne, frappe d’anathème la chair du travailleur; elle prend pour idéal de réduire le producteur au plus petit minimum de besoins, de supprimer ses joies et ses passions et de le condamner au rôle de machine délivrant du travail sans trêve ni merci.”

 

 


Un Frêche peut en cacher un autre?

Vendredi, janvier 29th, 2010

baronC’est fait. Le PS décide de tourner la page Frêche après plus de 30 ans de domination de l’édile sur Montpellier et sa région. Il était temps et nous approuvons cette décision qui aurait dû être prise depuis longtemps.

Mais l’affaire Frêche pose de nombreuses questions qu’il ne faut pas éluder.

L’écrasante majorité des militants qui ont désigné GF tête de liste pour les régionales sont-ils de dangereux demeurés, indécrottables confédérés méprisés par le pouvoir central de Solférino ?

Leurs gênes militants ont-ils muté sous l’effet du népotisme, du clientélisme et de l’autoritarisme du baron local ?

Ont-ils sincèrement estimé que seul GF, en dépit de ses déclarations nauséabondes, était capable de conduire la campagne ?

Nous n’avons pas de réponses à apporter, ne connaissant pas la région, mais il est évident que cette affaire doit nous interroger sur les pratiques et risques de dérives des potentats locaux, installés depuis des décennies.

Entendons-nous bien. Il ne s’agit pas de crier haro sur les élus (2 auteurs de ce blog sont eux-mêmes élus municipaux) qui sont avant tout des militants politiques sincères et bien évidemment honnêtes mais l’usage et l’excès du pouvoir local, sur plus de trente années, présentent forcément des risques de dérives.

Nous ne ferons pas ici l’inventaire des techniques clientélistes et féodales que des élus peu scrupuleux peuvent utiliser. La palette est large (logements, emplois, subventions, mainmise sur les mandats et les investitures…) et encore une fois, les cas sont rares.

Cependant, la lutte contre le frêchisme et contre les baronnies qui nuisent à la vie démocratique est une œuvre de salubrité publique à promouvoir au sein de notre parti et une des clés de cette lutte est de favoriser voire d’imposer le renouvellement du personnel politique.

Vidéos:

En 1977, Georges Frêche, député depuis 1973 (il y a donc 37 ans), se présente pour la première fois à l’élection municipale de Montpellier, arbitrée par…les écologistes!

retrouver ce média sur www.ina.fr

Harlem Désir annonce que la page Georges Frêche est tournée.



«Tourner la page Georges Frêche»
envoyé par PartiSocialiste. – L’actualité du moment en vidéo.

Discours-anniversaire de la rénovitude

Dimanche, janvier 17th, 2010

mireAllocution prononcée le 17 janvier 2010 aux Lilas, à l’occasion de l’anniversaire de la rénovitude

Chers amis, chers camarades,

Cela fait maintenant un an que le vent de la rénovitude souffle dans notre Parti et fait battre nos cœurs. Cela fait maintenant un an que le mouvement irrépressible de la rénovation en marche nous transforme.

Notre blog, tout modeste qu’il soit, prend sa part dans ce mouvement que les historiens nommeront sans doute la renaissance du socialisme du 21ème siècle. Notre influence est grandissante. Des 5 pelés et tondus des débuts du mois de janvier 2009, nous sommes passés à plus de 50 péquins quotidiens, hissant ce blog sur l’olympe de l’internet politique lilasien.

Oui, nous n’avons pas peur de le dire, la rénovitude habite les esprits socialistes et de très grandes avancées ont été faites durant cette année.

Rendez-vous compte ! La rose du nouveau logo du PS a des feuilles VERTES ! En 2012, les députés socialistes NE POURRONT PLUS CUMULER ! Les socialos ont enfin compris qu’il NE FAUT PAS ALLER CHEZ ARLETTE CHABOT ! Grace à la Coopol, les adhérents du PS peuvent s’exprimer comme ils le souhaitent, sans entrave, et inventer chaque jour de nouveaux groupes tous plus passionnants les uns que les autres et nous inviter à des réunions de travail ou des séances de distribution de tracts à plus de 500 km de notre domicile.

Durant cette année, nous avons aussi connu des moments difficiles. C’est le lot de toute communauté humaine. La dégelée mémorable des européennes nous a tous fortement secoués mais là encore, nous devons dire la vérité. Comme le dit la sagesse populaire,  “à toute chose malheur est bon” et si la bérézina du mois de juin permet de changer les mentalités, alors la défaite est salutaire.

Oui, de nombreux élus socialistes hésitent maintenant à prendre leur bagnole pour parcourir les 300 mètres qui séparent la mairie du local de section. Oui, de nombreux élus socialistes se demandent s’il ne vaut mieux pas installer des panneaux solaires plutôt que des caméras de vidéosurveillance. Oui, les carafes d’eau municipale ont remplacé les petites bouteilles en plastique d’eau minérale sur les tables des conseils municipaux.

C’est donc fiers du travail accompli et en toute responsabilité que nous nous tournons résolument vers l’avenir. Avec un peu de bonne volonté, nous ne doutons pas que nous pourrons régler les quelques petits détails qu’il nous reste à régler pour stopper Nicolas Sarkozy.

Cette année, nous devons bâtir un projet, réinventer un modèle économique, repenser le socialisme,  pour ensuite nous lancer dans la grande aventure aventureuse des primaires et unir la gauche.

Vous pourrez toujours compter sur nous, à vos côtés, nous serons derrière vous aux avant-postes de la bataille de la rénovation.

VIVE LA RENOVITUDE !

La coopol

Samedi, décembre 12th, 2009

la décroissance.JPGPrésentation de la Coopol jeudi soir. D’emblée, on pose le décor en citant des chiffres chocs, qui interpellent le militant socialiste.

Aux Etats-Unis, les démocrates qui préparaient la campagne de Barack Obama se sont amusés à pondre des statistiques hallucinantes.

Pour convaincre un électeur, il faut :

  • Distribuer 100 000 tracts,

ou

  • Passer 100 appels téléphoniques,

ou

  • Ouvrir 17 portes en porte-à-porte !

A vous dégouter de faire le marché dominical avec vos petits tracts artisanaux.

Ha, ils sont forts ces ricains. Toujours en avance sur nous !

Plus sérieusement, la présentation de la co-o-pol (la coopérative politique, le nouveau réseau social dédié aux adhérents et aux sympathisants du PS) était franchement intéressante.

Les fonctionnalités développées permettront, si on en fait massivement bon usage, de communiquer, organiser les actions militantes, partager des documents, des agendas, des vidéos, du son, favoriser le travail en équipe etc…

Le réseau est privé car il interdit aux moteurs de recherche d’avoir accès aux informations personnelles. Par conséquent, le militant peut s’inscrire et participer sans craindre de voir son employeur UMP ou son voisin malveillant l’espionner.

Le galop d’essai du réseau sera la campagne des régionales. Fatalement, quelques couacs surgiront çà et là mais les concepteurs l’assument sereinement.  En phase de développement, la coopol s’enrichira au fur et à mesure de son déploiement grâce aux suggestions et corrections apportées par les militants co-o-pains.

C’est aux secrétaires de section d’inviter les adhérents à s’inscrire. La démarche est donc volontaire et le co-o-pain (le membre de la co-o-pol) est maître des informations qu’il désire voir figurer et surtout, il peut les modifier à tout moment, garantissant ainsi leur validité.

Finis les fichiers excel ou access gérés par le secrétaire de section qui s’arrache les cheveux avec les erreurs d’adresses ou  les mauvais numéros de téléphone.

Bref, que du bon dans ce nouvel outil qui favorisera les relations entre membres du Parti et qui permettra de faire remonter (on l’espère) la « parole des militants ».

Vote des militants PS dans les sections

Samedi, décembre 5th, 2009

microscopeLes scrutins internes au Parti socialiste sont toujours des moments privilégiés pour qui veut se plonger dans l’observation et l’analyse des pratiques du parti et les résultats de la toute récente consultation des militants sur les listes des candidats aux élections régionales n’échappent pas à la règle.

Ainsi, l’examen microscopique de ces résultats, section par section, dans une fédération que nous connaissons bien, recèle-t-il bien des enseignements.

Dans certaines sections, la participation et le vote « Pour » atteignent des scores stratosphériques. C’est le cas pour deux sections notamment avec des taux de participation de 86% et 93% et des résultats aux allure de plébiscite à faire pâlir d’envie tout responsable de section avec 100% de votes « Pour » !

Inversement, quelques sections affichent des taux de « Contre » particulièrement élevés.

Qui a dit que le PS était divisé ? Ce n’est manifestement pas le cas dans de nombreux endroits où les militants font bloc autour de leurs responsables dans une remarquable unité !

Naturellement, les résultats découlent des positions de ces cadres locaux sur la liste soumise au vote des adhérents.

Untel en position éligible obtiendra des résultats très favorables dans sa section et tel autre, écarté des places intéressantes ou loin derrière ses petits camarades, suscitera un rejet important de la liste par les militants.

Il ne faut pas non plus négliger le charisme et la force de conviction des responsables dans l’analyse des résultats mais pour autant, des scores aussi surprenants doivent nous questionner sur l’usage de la démocratie au sein du parti.

On peut s’interroger sur la qualité du débat, sur l’expression de la diversité des opinions ou éventuellement sur la manière d’accueillir les nouveaux adhérents dans les sections aux scores monolithiques.

Il est en effet évident que des débats équilibrés, confrontant au mieux les différents points de vue et les sensibilités, sans langue de bois, donnent lieu à des votes plus nuancés et sans doute plus proches de la réalité des choses.

D’où l’importance de décloisonner au maximum le PS, par le moyen notamment d’internet, qui permet de mieux confronter les points de vue et d’offrir aux militants une plus grande richesse d’informations et d’arguments que les seules réunions de section sont capables de leur offrir.

De ce point de vue, nous attendons beaucoup du futur réseau en ligne du PS, la fameuse Coopol.

Le PS fait-il une EMI?

Lundi, novembre 9th, 2009

encephalogrammeLa rumeur enfle. Le PS meurt. Peut-être est-il déjà mort.

A la Rénovitude, nous ne pouvions pas rester insensibles à cette rumeur. Et pour dire vrai, nous avons beaucoup réfléchi pour savoir si nous accepterions la mort du parti dans lequel nous militons, si nous pouvions vivre sans lui.

La réponse n’est pas si simple et dépend finalement de la manière dont la mort survient, de ce que le défunt lègue aux survivants…

La manière la plus banale de mourir et finalement la mieux acceptée, c’est la vieillesse.

Après une longue vie bien remplie, riche en expériences et au bout d’une nuit qui ne finit plus, la vie prend fin, sans douleur ni drame. Et si, en plus, le défunt lègue à ses héritiers une énorme fortune, cette mort paraît finalement bien naturelle. Le PS meurt-il de vieillesse, en passe de léguer à ses héritiers des fortunes qui leur permettront de poursuivre son œuvre ?

Une autre manière de mourir plus douloureuse pour le défunt et bien plus difficile à accepter pour les survivants, c’est la maladie, la longue, celle qui fait souffrir le corps au point que le mental souhaite abréger la douleur subie. Le PS meurt-il d’une longue maladie pénible et insupportable ?

Mais la mort peut survenir de manière foudroyante, à l’issue d’un accident. Elle vous frappe par surprise, sans préparation. Dans ces conditions elle est souvent mal acceptée. Le PS meurt-il des suites d’un accident qui a généré des lésions inguérissables ?

Quelquefois, ces morts « injustes » liées à la maladie ou aux accidents ne sont pas totales. Le défunt ayant fait don de ses organes à la science voit son cœur, ses reins, son foie rendre la vie à un autre malade. Le défunt continue de vivre à travers un autre, du moins c’est ce que croient les survivants et la mort devient moins pénible. Le PS doit-il, peut-il faire le don de certains de ses organes à d’autres formations politiques ? Si oui, lesquels?

Mais il est des morts inachevées. Le corps vit, respire, transpire alors que le cerveau ne réagit plus. Cette mort cérébrale conduit au coma végétatif. Le PS est-il en coma profond? Si oui faut-il le débrancher ou le maintenir en vie dans l’espoir de le voir recouvrer la santé ?

Nous n’avons pas les réponses à toutes ces questions. Aidez-nous à établir le diagnostic. Aidez-nous à faire l’inventaire de ce que le PS pourrait léguer en cas de mort imminente.

Et puis peut-être n’est-il pas en train de mourir, après tout?
Peut-être fait-il simplement une Expérience de Mort Imminente pour accéder à un nouvel état de conscience et proposer une nouvelle manière de faire de la politique?


L’enterrement du Parti Socialiste
envoyé par franceinter. – Regardez plus de vidéos comiques.

Tracts vs blogs?

Vendredi, novembre 6th, 2009

journalA l’heure où les blogs se multiplient, où le débat fait rage autour de la place de plus en plus grande prise par les sites d’information au détriment de la presse écrite “traditionnelle”, où les pratiques de lecture sont bouleversées, que restera-t-il comme place au bon vieux papier dans les pratiques militantes?

Le tract, le journal de section ou le journal du parti ont-ils encore leur place dans le débat politique ou sont-ils à sacrifier sur l’autel de la rénovation?

Assurément non. Il suffit de participer à une campagne électorale pour se rendre compte de l’importance de la qualité des professions de foi, des tracts ou des programmes. Les électeurs ont besoin de voir écrits noir sur blanc les engagements des partis en lice.

Ils ressortent même fréquemment de leurs archives ces petits papiers pour rappeler aux élus leurs programmes électoraux.

La forme même du bulletin de vote est capitale (on l’a vu aux dernières élections européennes où de nombreux électeurs, et pas forcément les plus séniles, n’ont pas vu le bulletin du PS, invisible et terne au milieu de ces concurrents).

La presse écrite du parti est aussi un lien entre les militants. Elle permet surtout d’aborder en profondeur des dossiers et des thèmes souvent complexes avec le temps de la réflexion que la lecture sur écran rend plus difficile.

Le PS déploie en ce moment son nouveau réseau social, la Coopol (prononcez Co-o-pol pour “coopérative politique” et non “coupole” sinon vous vous faites fusiller). Cet outil va permettre de décloisonner le parti et de mettre en relation entre elles les sections, les fédérations et les militants. Il est attendu depuis longtemps et sera un élément de rénovation indiscutable.

Malgré tout, c’est bien le fond de nos propositions qui fera notre succès. C’est bien par la qualité des débats que le PS sera attractif et dans ce domaine, la presse du parti doit jouer un rôle majeur. Elle doit être développée et dotée de moyens supplémentaires, son contenu doit être enrichi. Le nouveau réseau social sera peut-être un moyen intéressant d’enrichissement, un peu comme le journal Vendredi se nourrit des articles de la blogosphère.

Alors vive la Ko-ho-pole et vive la presse écrite!!

Le plafond de verre et le mur en pierre

Lundi, septembre 28th, 2009

parite1

On ne résiste pas au plaisir de partager cette photo qui illustre bien nos derniers articles sur la parité en politique. Merci Fred!

Et tant qu’on y est, un peu de pub pour Osez le féminisme

Les études de l’observatoire de la Rénovitude

Vendredi, septembre 18th, 2009

microscopeQuelques chiffres bruts sur les candidats socialistes aux régionales de 2010 (têtes de listes). (calcul sur 21 régions métropolitaines – hors Corse).

  • Nombre d’hommes candidats: 19 (90,48%)
  • Nombre de femmes candidates: 2 (9,52%)
  • Moyenne d’âge des candidats: 63 ans en 2010 (soit 69 ans en 2016, en fin de mandat)
  • Nombre de sortants: 19 (tous les sortants sont reconduits, sauf Frêche, enfin on l’espère).
  • Nombre de candidats ayant déjà fait deux mandats: 6

Heu, que dire? Si ce n’est que nous apprécions beaucoup la question 3 du QCM reçu aujourd’hui dans l’Hebdo des socialistes dont voici un extrait:
“3. La parité, les diversités, les outremers, le renouvellement générationnel: Un parti fort est un parti qui ressemble à la société qu’il représente. Nous devons ainsi organiser en notre sein les conditions de l’égalité réelle d’accès aux responsabilités. La première exigence est la parité…”

Le “QCM”, la consultation militante rénovée

Mercredi, septembre 2nd, 2009

qcmVoilà, c’est la rentrée, nous sommes de retour et en ce mois de septembre, on n’a jamais autant parlé de rénovation au PS.
Quelle joie pour nous, que de sujets à aborder, l’ampleur de la tâche est immense !!

Notre ami P@T, grand supporter de la rénovitude depuis ses débuts, s’inquiète de notre silence estival et nous invite à passer la seconde après la primaire et pourquoi pas…la sixième.

Alors, voici en exclusivité mondiale, les premières questions du QCM (Questionnaire à Choix Multiples) que les adhérents du PS vont bientôt recevoir.
Pour des raisons techniques et matérielles, il n’est pas possible de répondre en ligne mais nous y travaillons et dans un avenir proche, nous proposerons cette option ainsi que des sondages en ligne.

Question 1 :
Le cumul des mandats, tout le monde en parle, personne n’a jamais rien fait pour l’interdire.

Quel est le meilleur choix ?

Réponse A :
Imposer le mandat unique du parlementaire comme cela se fait dans la plupart des démocraties européennes, définir le statut de l’élu et limiter le cumul des mandats locaux.

Réponse B :
Ne rien changer et surtout pas le sacro-saint « ancrage local » que tout bon député français se doit d’avoir sous peine d’être coupé du « terrain » et de ne rien comprendre aux préoccupations de ses concitoyens.

Question 2
2012, c’est bientôt. Et 2012 est l’année de l’élection présidentielle. Comme Sarkozy n’a pas encore forcément gagné, il va bien falloir désigner un adversaire capable de l’affronter, et pourquoi pas, le battre.
Mais comment désigner cet adversaire ?

Réponse A :
Laisser le PS désigner son candidat, peu importe comment, de toutes les façons il n’y aura pas de candidat socialiste au 2eme tour.

Réponse B :
Organiser des primaires ouvertes à toute la gauche, y compris donc à des personnalités extérieures au PS et laisser les citoyens de gauche désigner qui les représentera face à Sarkozy au 1er comme au 2eme tour. Et tant pis s’il n’est pas PS, du moment qu’il est le candidat de la gauche.

Question 3
C’est au pied du mur qu’on voit le maçon. C’est aussi à l’approche de l’élection qu’on voit le vrai rénovitudineur, le militant sincère qui ne se berce pas de mots ou ne se fourvoie pas en commissions.

La désignation des têtes de listes pour les élections régionales de 2010 est proche.
Sur 22 régions, seules deux sont présidées par des femmes.
Quelle est la meilleure option ?

Réponse A :
Il faut reconduire tous les sortants, y compris ceux qui achèvent leur deuxième mandat après 12 ans à la tête d’une assemblée régionale, prendre les mêmes et repartir pour un tour, laisser la campagne aux présidents de région sans intervenir dans leurs alliances, y compris celles avec le MODEM.

Réponse B :
Il faut promouvoir la parité dans la désignation des têtes de liste en invitant les hommes ayant déjà fait deux mandats à avoir l’obligeance de céder leur place à une femme, définir notre politique d’alliance en accord avec les conclusions du congrès de Reims.

Nota bene: P@T nous a aussi invité à lire l’article d’Eric Dupin sur les primaires. Vous le trouverez ici, c’est intéressant.