Retraites: générations sacrifiées
S’il y a un sujet sur lequel il ne faut pas nous chauffer, c’est bien celui des retraites. Les 3 auteurs de ce petit blog, tous autour de la quarantaine (2 dans le privé et un dans le public) ont le sentiment très désagréable de faire partie d’une génération sacrifiée sur l’autel de la spéculation immobilière.
Sans patrimoine familial, sans aide de leurs parents, ils se voient dans l’impossibilité d’accéder au statut de «primo-accédant», graal du futur retraité, ambition première du travailleur de la France sarkozyste.
Exclus de la France des propriétaires, ils sont cruellement conscients que la pente savonneuse des réformes des retraites les conduira fatalement à souffrir d’une double peine; celle de percevoir une pension réduite à peau de chagrin cumulée à celle de devoir rester locataires.
Dans quelques années, ils se verront signifier par des allusions plus ou moins déguisées, qu’il est temps de raccrocher les gants comme la plupart des salariés de plus de 55 ans.
Naturellement, à cet âge, ils seront loin d’avoir cotisé leur content de trimestres et se verront fort dépourvus quand la bise sera venue.
Alors de grâce, chers amis socialistes, faites l’effort de vous mettre à la place de ces millions de salariés qui envisagent l’avenir avec angoisse.
Non, ce n’est pas en repoussant l’âge légal de départ ou en allongeant indéfiniment les durées de cotisations que nous parviendrons à résoudre le problème.
C’est en luttant contre le chômage et en trouvant de nouvelles sources de financement que nous pourrons préserver notre système de retraite par répartition.
C’est en faisant du logement social une urgence nationale que nous assurerons aux retraités les plus modestes une vie décente.
Martine, ne démissionne pas sur les retraites !
janvier 26th, 2010 at 21:39
complètement en phase.
pour info un billet récent
http://www.peuples.net/post/retraite
janvier 28th, 2010 at 20:10
1) Il faut faire des sacrifices disait Balladur (qui n’en faisait pas).
2) Il faut mettre des sous de côté pour tes vieux jours disait Proglio.
3) Les fonds de pension, c’est bon pour les moutons à plumer disaient les compagnies d’assurance (que ton argent intéresse).
4) Et puis tiens, demande donc aux British retraités s’ils sont contents de leurs fonds de pension… Je connais une dame dont la retraite en fond de pension est passée à zéro euro mensuel net depuis le global collapse de la phynance anglaise. Il lui reste le minimum social et avec ça, mieux vaut ne pas vouloir manger tous les jours.
Rappelons que la France est la cinquième puissance économique du monde et on n’aurait pas les moyens de nourrir nos vieux…
janvier 31st, 2010 at 10:16
Bien d’accord, mais j’ai rompu avec le PS
A lire l’excellente tribune de Aquilino Morelle :
http://www.nonfiction.fr/article-3098-la_gauche_et_la_fatigue_detre_soi_par_aquilino_morelle.htm
avril 7th, 2010 at 12:31
[...] Bref, tu l’auras compris cher abonné de la rénovitude, il ne faudra pas se bercer de mots au moment du vote en section et espérons que le texte final ne comportera pas de telles ambiguïtés sur des sujets aussi importants que celui des retraites. [...]