Conseils généraux de tout le pays, unissez-vous!
Claude Bartolone et les élus du conseil général de Seine-Saint-Denis voteront le budget du département jeudi prochain, le 8 avril à 10H00.
La majorité de gauche s’apprête à enfreindre une règle absolue pour les collectivités locales : l’obligation de voter des budgets en équilibre, les recettes égalant les dépenses.
Mais la Seine-Saint-Denis, un des départements les plus pauvres de France, est aussi une des premières victimes de la politique de la droite visant à asphyxier les collectivités locales en transférant des paquets entiers de compétences de l’Etat sans en compenser les surcoûts.
La manœuvre politique est grossière. Les collectivités locales ayant l’outrecuidance de voter à gauche, on va les faire cracher au bassinet en leur faisant payer la facture du paquet fiscal et le désengagement de l’Etat.
Les départements comme le nôtre voient leurs dépenses sociales exploser en raison de la crise économique, de la montée du chômage et de l’augmentation des prestations sociales qu’ils doivent prendre en charge.
Côté recettes, c’est la bérézina aggravée par la charge des transferts de compétences, la suppression de la taxe professionnelle et des emprunts toxiques hasardeux que des banquiers peu scrupuleux ont contractés avec l’ancien exécutif.
La gauche n’a eu de cesse de dénoncer ces coups tordus. Le PS a notamment lancé une vaste opération de défense des territoires mais au moment fatidique des arbitrages budgétaires, il faut bien se rendre à l’évidence : les caisses sont vides et les politiques de soutien en matière éducative, culturelle ou sportive ne pourront que très difficilement être poursuivies.
Il manque 75 millions que l’Etat n’a pas versés à la Seine-Saint-Denis pour faire face à ses dépenses sociales. C’est pourquoi jeudi, la majorité de gauche votera probablement un budget dont le déséquilibre correspondra à cette somme colossale.
Claude Bartolone assume le risque de mise sous tutelle de la gestion du département.
La droite, elle, semble avoir de plus en plus de mal à assumer sa politique fiscale absurde.
Alors conseils généraux de tout le pays, unissez-vous dans la révolte des provinces !
Illustration: Sans importance spéciale
avril 6th, 2010 at 13:00
Pire encore, à travers sa réfomre des collectivités, l’Etat entend re-centraliser les compétences, mais certainement pas le financement de ces compétences. En bref, l’éxécutif national décidera, les collectivités devront payer sans avoir à aucun moment le choix politique des actions à entreprendre.
Face à de telles situations, la fronde diront certains, mais sourtout la résistence devient la seule alternative possible. Mettre l’Etat face à ses responsabilités et surtout face à ses incohérences, tel est le but de la manoeuvre, une manoeuvre de salubrité nationale.
avril 6th, 2010 at 21:27
[...] du conseil général de l’Essonne, Michel Berson apporte son soutien à Claude Bartolone qui présentera un budget en déséquilibre jeudi [...]