Convention Rénovation du 3 juillet: les amendements du GPS
Nous reprenons intégralement le message adressé aux militants socialistes du GPS (le Grand Projet socialiste) posté sur la coopol le 28 juin 2010 dans le cadre de la préparation de la convention du PS sur la rénovation du 3 juillet prochain.
“Le collectif militant GPS a déposé 7 amendements lors du Conseil national du 8 juin. Plusieurs de nos amendements ont été retenus par le Président de la convention Arnaud Montebourg (cf. L’Hebdo des socialistes) et soutenu à l’unanimité par le conseil national. Arnaud Montebourg a réitéré son soutien à nos amendements lors de l’Assemblée générale de la fédération de Paris mercredi dernier. Nous devons le rencontrer cette semaine pour en parler.
La Commission nationale des résolutions (dont nous ne connaissons pas la composition) se réunira en fin de semaine pour présenter le texte définitif (en fonction du vote de jeudi dernier) qui sera soumis au vote final dans le cadre de la Convention nationale du 3 juillet. Dans la convention précédente, la commission des résolutions a « écarté » les amendements du GPS remontés au niveau national dans 17 fédérations.
La Convention sur la rénovation sera l’occasion de mesurer la volonté de démocratisation de notre parti en respectant la voix des militants du GPS, de son conseil national et du Président de la convention.
Les amendements du GPS :
Le nouveau parti socialiste :
Exposé des motifs: Le texte proposé défend une demande largement partagée par les militants et les sympathisants de gauche visant à accroître la participation des militants, des adhérents, et des sympathisants dans l’élaboration du projet et des grandes orientations du Parti Socialiste. Le fonctionnement des conventions 2010 ne donne pas satisfaction aux nombreux participants qui se sont saisi des questions posées, en particulier sur la COOPOL. Le Parti Socialiste favorise l’organisation de « courants » permettant réflexions et débats en son sein, mais ses structures ne sont ouvertes qu’aux motions qui ont été validées pendant le congrès précédent. Cependant un très grand nombre de socialistes militants, adhérents, qui participent d’une manière active à la vie du parti, en particulier dans les sections, ne désirent pas « s’affilier » à un courant pour de nombreuses raisons valables et respectables. Ils sont de ce fait exclus des instances de notre parti. De ce point de vue, une Convention nationale sur la vie des fédérations et la formation des militants nous semble indispensable.
Amendement 1 :
Ajouter dans le chapitre « Organisation de nos congrès et de nos instances » un paragraphe « Conventions et travail collectif» rédigé comme suit :
« Mode de fonctionnement concernant l’élaboration des textes collectifs du PS (programme, texte d’orientation, …).
Les sections (les fédérations) élaborent les propositions qui seront débattues en convention. Leurs délégués aux conventions fédérales (nationales) décident par un vote intervenant après une discussion sur chaque proposition de la suite à donner à ces dernières. La commission des résolutions a pour seul rôle de préparer le vote sur les propositions qu’elle a reçues (et surtout pas le rôle de filtre voire de censure observé actuellement) et de rédiger les synthèses incluant exclusivement les propositions approuvées par la convention. C’est seulement à cette étape que le texte final revient vers les militants pour un vote sans amendements.
Le texte final engage les élus nationaux du PS qui doivent le défendre au niveau national partout où ils interviennent au nom du Parti socialiste. »
Amendement 2 :
Ajouter page 5 dans le chapitre « Fonctionnement des instances de direction » le paragraphe suivant :
« Les militants hors motion du Parti Socialiste, qui participent à la vie active du parti, des sections jusqu’au national, seront représentés dans les structures du Parti, comme les autres courants, proportionnellement à leurs voix sur une motion dite « Motion Athénienne ». A tous les niveaux les représentants de cette motion sont tirés au sort sur une liste de libres candidatures de militants du parti n’étant signataire d’aucune des motions présentées au congrès.»
La diversité, la féminisation et le renouvellement de nos recrutements :
Exposé des motifs: Eradiquer les inégalités et les injustices dans ces domaines.
Amendement 3 :
Ajouter à la fin du chapitre non-cumul des mandats : « Il faut pouvoir prendre des mesures radicales pour assurer le renouvellement de nos élus en prenant la mesure suivante :
Afin d’entériner la nécessité d’une parité homme/femme aux prochaines élections, celle-ci une fois établie, à chaque élection suivante, la sélection d’un candidat à l’investiture à tout poste de représentation populaire, à tous les niveaux du local au national (hors élection présidentielle puisque résultant des primaires), dans tous les domaines parlementaire, professionnel, social, associatif, … suit une alternance homme/femme. Des arbitrages nationaux peuvent être menés sur proposition du bureau national et après un vote du conseil national afin de faire évoluer la situation vers une plus grande égalité homme/femme. Seule cette mesure, par ses prolongements et ses ramifications pourra éradiquer complètement les inégalités et les injustices dans ces domaines.»
Tout dépend, à nouveau, de cette Commission nationale des résolutions et de sa capacité à permettre l’expression militante. Le résultat ne rend que plus urgent certains changements dont l’un de ceux que nous souhaitons, l’impossibilité pour une commission des résolutions (fédérale ou nationale) de décider de ce qui peut être retenu et de ce qui doit disparaître d’un texte proposé par des militants socialistes.
Amitiés socialistes
GPS”
juillet 2nd, 2010 at 12:48
[...] Certains amendements locaux dans ce sens ont néanmoins été votés et il sera intéressant de voir s’ils seront, ou non, repris et intégrés dans le texte définitif que valide samedi 3 juillet le Conseil National du PS (son parlement) au Carrousel du Louvre. Mais le silence du texte original sur ces questions pourtant fondamentales reste questionnant. Oubli, terriblement significatif ? Ou accord tacite des dirigeants du PS, toutes tendances confondues, sur le constat confortable et paresseux que l’on ressort au besoin, celui d’une « évolution » du militantisme, de la régression « inévitable » du nombre de militants dans les partis politiques classiques ? L’augmentation remarquable des effectifs et du PS, et de l’UMP, en 2006-2007 vient contredire cette fausse fatalité. Certes, la possibilité de choisir le candidat à la présidentielle a sans doute pesé lourd dans les pics d’adhésions de l’époque. Mais probablement pas plus que la promesse d’une nouvelle forme de politique, portée notamment à gauche par Ségolène Royal et sa démocratie participative. Beaucoup de ces néo-militants ont disparu dans la nature depuis. Mais qu’a-t-on fait pour les associer, les former, les conserver ? [...]