Une fois n’est pas coutume, ce billet va parler des statistiques du blog. Plus précisément des requêtes des internautes qui ont amené des visites.
Aujourd’hui, nous nous intéresserons aux requêtes faites depuis le 18 mars et portant sur la présence de Jean-Luc Mélenchon au second tour de l’élection présidentielle.
L’image qui vous est présentée ci-après est un montage habilement fait sur photoshop regroupant l’ensemble des requêtes et mots clés utilisés classés par ordre décroissant par google analytics.
Vous constaterez aisément que de très nombreux internautes se posent maintenant la question de savoir si le candidat du Front de gauche sera au second tour!
Ils étaient d’ailleurs 78% à y répondre positivement dans un tout récent sondage en ligne sur le site de RMC (totalisant 5 770 votants).


sacré Nico, je crains que la marche ne soit un peu trop haute
Mais rien de haut ne s’est accompli dans le monde sans passion cher Melclalex
Intéressant. Quel outil utilises-tu ?
@des pas perdus: Google analytics.
pour ma part, après d’autres sujets dans les mêmes dates je trouve melenchon (toutes ortho), melenchon 3ème, lordon mélenchon. melenchon (toutes ortho) 3ème, j’ai plus de mille mots clefs mais vous en fait grâce !
malgré tout ta demonstration est nulle parce que les moteurs t’envoie uniquement les mots qu’ils trouvent chez toi : ils vont pas à la pêche, donc doit y avoir deuxième et tour dèja dans ton blog;
« Je crains que la marche ne soit un peu trop haute ».
Je me souviens très bien de la campagne de 1995. Balladur était donné gagnant les doigts dans le nez. Chirac était regardé comme un aimable dilettante, le régional de l’étape, le ringard qui n’avait aucune chance de figurer au deuxième tour. Et Chirac avait beau dire qu’il se passait quelque chose dans sa campagne, qu’il sentait bien les choses, les beaux esprits ne cessaient de rigoler. On a vu le résultat…
Qui a fait déplacer 120 000 personnes à la Bastille ? Qui fait des meetings pleins à craquer dans toutes les villes ? Et il ne serait que le tocard de 2012, le Chirac de cette année ? Ben oui, le Chirac de cette année !
pitié non pas « sondage en ligne » pour ce genre de truc ! ou on peut voter N fois sans doute en zappant le cookie (ou même sans chez certains)
Ronald, je note simplement que RMC se pose la question. Il n’est plus saugrenu d’envisager la présence de JLM au second tour
A tous: non seulement la présence de JLM au second tour se pose désormais, mais celle de MLP ne se pose pose plus et fb est maintenant loin derrière.
Oui Partageux, tout cela me fait penser à 1995.
Quand à la marche haute, des marches bien plus hautes ont été montées et seront montées.
Jeudi 29 mars 2012 :
Depuis 2004, le nombre de pauvres ne cesse de croître.
La France a 13,5 % de sa population qui vit en dessous du seuil de pauvreté monétaire (c’est-à-dire moins de 950 euros par mois pour une personne seule). Ce chiffre, qui représentait 8,2 millions de personnes en 2009 (dernières statistiques disponibles), n’a fait que se détériorer depuis 2004 (12,6 % à l’époque).
Plus inquiétant, la très grande pauvreté est elle aussi en augmentation : depuis 2004, le nombre de personnes vivant en dessous du seuil de 40 % du niveau de vie médian (640 euros pour une personne seule) est passé de 2,5 % à 3,3 % de la population totale, soit 2 millions de personnes. Or à ce niveau d’exclusion, les chances de sortir de la pauvreté deviennent très minces.
Samedi 24 mars 2012 :
La fortune de Nicolas Sarkozy a progressé de 30 % depuis son élection en 2007.
Le Président-candidat évalue son patrimoine personnel à un peu plus de 2,7 millions d’euros, contre 2,1 millions au début de son quinquennat.
Presque 650.000 euros de plus qu’en 2007. En cinq ans, le patrimoine personnel du chef de l’Etat aura progressé de près de 30 %. Comme l’indique l’édition de ce samedi 24 mars du Journal Officiel, Nicolas Sarkozy dispose désormais d’un patrimoine d’un peu plus de 2,7 millions d’euros. Une fortune qui se décompose de la façon suivante : contrats d’assurance-vie (2,58 millions dont 2,3 auprès de la banque HSBC France), diverses collections (autographes, montres, statuettes) estimées à 100.000 euros, ainsi que 56.919 euros crédités sur le compte courant ouvert au nom du couple, toujours auprès de HSBC France.
http://www.challenges.fr/elections-2012/20120324.CHA4646/la-fortune-de-nicolas-sarkozy-a-progresse-de-30-depuis-son-election-en-2007.html?google_editors_picks=true
Sarkozy veut oublier ce « prêt » de 3 millions.
Il veut croire que c’est la faute aux médias, à quelques médias. En début de semaine, Nicolas Sarkozy a publiquement accusé le Monde de rouler pour le candidat François Hollande. Le quotidien du soir avait titré sur cette enquête du juge Gentil sur l’éventuel financement occulte de la campagne de Nicolas Sarkozy par les époux Bettencourt en 2007.
Il avait la trouille, et faisait mine de n’y rien paraître. Il espérait que cette France silencieuse qu’il cherchait tant ne lisait pas ses rares médias perturbateurs.
Jeudi 29 mars, en déplacement dans le Gard, Nicolas Sarkozy refusa donc de répondre à une question de Mediapart, sur une autre affaire : comment avait-il pu financer l’acquisition de son duplex sur l’île-de-la-Jatte, à Neuilly-sur-Seine ? A l’époque, il avait prétexté un prêt de 3 millions de francs (200.000 euros) de l’Assemblée nationale. Et le prix d’achat était déjà largement inférieur aux prix du marché.
La journaliste de Mediapart, sur cette video, est empêchée d’insister. Nicolas Sarkozy lui-même pose la main sur la caméra « pour l’empêcher de filmer.»
La journaliste, Valentine Oberti, avait pourtant enquêté. Le candidat Sarkozy, en 2007, n’avait pu bénéficier d’une telle largesse de l’Assemblée. Car cette dernière ne pouvait prêter que 1,2 million de francs, et non 3 millions de francs. Et l’Assemblée ne put garantir l’existence d’un tel prêt.
L’enquêtrice de Mediapart s’est interrogée. Elle avait retrouvé l’acte de vente. Le futur monarque avait écrit cette curieuse formule : « avoir obtenu l’ensemble des prêts nécessaires au financement de mon acquisition », sans pourtant préciser la source de ses apports.
Mediapart précise : « Plus de quinze années après l’achat, nul ne sait donc comment le président de la République a financé son appartement, et ainsi constitué une grande partie de sa fortune personnelle. ».
On résume : Nicolas Sarkozy a bénéficié d’un (ou plusieurs) prêt(s) secrets pour environ 3 millions de francs (450.000 euros).
Vendredi 30 mars, on apprit que Patrice de Maistre, l’ancien gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, restait en détention. Il avait plaidé la faiblesse physique. Mais la Cour d’appel de Bordeaux a rejeté sa demande de libération, confirmant « l’ordonnance de placement en détention provisoire et ordonnant une expertise médicale pour vérifier la compatibilité de la détention avec son état de santé».
Pour le camp Sarkozy, c’est un coup dur. Patrice de Maistre avait été mis en examen pour « soupçon de financement frauduleux de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy de 2007 », puis écroué depuis le 23 mars pour « abus de faiblesse et abus de biens sociaux ». Il a résisté, il n’a rien dit, rien avoué.
Par définition, ce maintien en détention signifie que la détention a son importance pour les juges. « La justice veut empêcher M. de Maistre de détruire éventuellement des preuves » précisait l’envoyé spécial du Parisien. Le juge Gentil veut qu’il craque. Et d’ailleurs, de Maistre était aux bords des larmes ce vendredi.
La coïncidence de certains retraits d’espèces en Suisse au printemps 2007 et des rendez-vous politiques le trouble au plus au point. Pire, Patrice de Maistre a eu une défense curieuse : «Je n’ai rien fait de ce qui m’est reproché, j’ai seulement travaillé. Ce que je n’ai pas fait, c’est arrêter un système qui existait depuis 40 ans». Et il ajouta : «Ça aurait été plus facile pour moi de dénoncer».
C’était exactement ce que la justice attend. Qu’il dénonce. « Patrice a tout intérêt à parler. Sinon, il risque de passer plusieurs mois en prison, et il fera figure de prévenu vedette quand viendra le moment du procès » avait confié à Mediapart un ami du gestionnaire.
« Nicolas Sarkozy ne peut plus se contenter de balayer d’un revers de main les soupçons qui pèsent sur le financement de sa campagne de 2007 » s’interrogea Libération, ce samedi 31 mars.
Effectivement.
Cette fin de quinquennat promettait encore quelque surprises.
Ami sarkozyste, reste avec nous.
http://sarkofrance.blogspot.fr/2012/04/sarkozy-veut-oublier-ce-pret-de-3.html