Présentation de la Coopol jeudi soir. D’emblée, on pose le décor en citant des chiffres chocs, qui interpellent le militant socialiste.
Aux Etats-Unis, les démocrates qui préparaient la campagne de Barack Obama se sont amusés à pondre des statistiques hallucinantes.
Pour convaincre un électeur, il faut :
- Distribuer 100 000 tracts,
ou
- Passer 100 appels téléphoniques,
ou
- Ouvrir 17 portes en porte-à-porte !
A vous dégouter de faire le marché dominical avec vos petits tracts artisanaux.
Ha, ils sont forts ces ricains. Toujours en avance sur nous !
Plus sérieusement, la présentation de la co-o-pol (la coopérative politique, le nouveau réseau social dédié aux adhérents et aux sympathisants du PS) était franchement intéressante.
Les fonctionnalités développées permettront, si on en fait massivement bon usage, de communiquer, organiser les actions militantes, partager des documents, des agendas, des vidéos, du son, favoriser le travail en équipe etc…
Le réseau est privé car il interdit aux moteurs de recherche d’avoir accès aux informations personnelles. Par conséquent, le militant peut s’inscrire et participer sans craindre de voir son employeur UMP ou son voisin malveillant l’espionner.
Le galop d’essai du réseau sera la campagne des régionales. Fatalement, quelques couacs surgiront çà et là mais les concepteurs l’assument sereinement. En phase de développement, la coopol s’enrichira au fur et à mesure de son déploiement grâce aux suggestions et corrections apportées par les militants co-o-pains.
C’est aux secrétaires de section d’inviter les adhérents à s’inscrire. La démarche est donc volontaire et le co-o-pain (le membre de la co-o-pol) est maître des informations qu’il désire voir figurer et surtout, il peut les modifier à tout moment, garantissant ainsi leur validité.
Finis les fichiers excel ou access gérés par le secrétaire de section qui s’arrache les cheveux avec les erreurs d’adresses ou les mauvais numéros de téléphone.
Bref, que du bon dans ce nouvel outil qui favorisera les relations entre membres du Parti et qui permettra de faire remonter (on l’espère) la « parole des militants ».