C’est fait. Le PS décide de tourner la page Frêche après plus de 30 ans de domination de l’édile sur Montpellier et sa région. Il était temps et nous approuvons cette décision qui aurait dû être prise depuis longtemps.
Mais l’affaire Frêche pose de nombreuses questions qu’il ne faut pas éluder.
L’écrasante majorité des militants qui ont désigné GF tête de liste pour les régionales sont-ils de dangereux demeurés, indécrottables confédérés méprisés par le pouvoir central de Solférino ?
Leurs gênes militants ont-ils muté sous l’effet du népotisme, du clientélisme et de l’autoritarisme du baron local ?
Ont-ils sincèrement estimé que seul GF, en dépit de ses déclarations nauséabondes, était capable de conduire la campagne ?
Nous n’avons pas de réponses à apporter, ne connaissant pas la région, mais il est évident que cette affaire doit nous interroger sur les pratiques et risques de dérives des potentats locaux, installés depuis des décennies.
Entendons-nous bien. Il ne s’agit pas de crier haro sur les élus (2 auteurs de ce blog sont eux-mêmes élus municipaux) qui sont avant tout des militants politiques sincères et bien évidemment honnêtes mais l’usage et l’excès du pouvoir local, sur plus de trente années, présentent forcément des risques de dérives.
Nous ne ferons pas ici l’inventaire des techniques clientélistes et féodales que des élus peu scrupuleux peuvent utiliser. La palette est large (logements, emplois, subventions, mainmise sur les mandats et les investitures…) et encore une fois, les cas sont rares.
Cependant, la lutte contre le frêchisme et contre les baronnies qui nuisent à la vie démocratique est une œuvre de salubrité publique à promouvoir au sein de notre parti et une des clés de cette lutte est de favoriser voire d’imposer le renouvellement du personnel politique.
Vidéos:
En 1977, Georges Frêche, député depuis 1973 (il y a donc 37 ans), se présente pour la première fois à l’élection municipale de Montpellier, arbitrée par…les écologistes!
Harlem Désir annonce que la page Georges Frêche est tournée.