Gérard Filoche était l’invité mercredi dernier du courant “Un monde d’avance” en Seine-Saint-Denis pour un débat sur l’avenir des retraites, animé par Mathieu Hanotin.
Nous vous proposons 4 petites vidéos, condensant un débat passionnant de près de 2 heures sur l’avenir des retraites et les questions liées à leur financement (démographie, pénibilité, financement, lutte contre le chômage…).
“Madame Parisot voit des centenaires partout!”. L’escroquerie des arguments démographiques
“La vie réelle, c’est que les gens travaillent 37 annuités, le mensonge c’est qu’on veuille les faire travailler 41, l’escroquerie c’est qu’on dise qu’il faut en faire 42″.
Pour lutter contre les trous cumulés, y a qu’à cumuler les recettes
La réduction du temps de travail, la lutte contre le chômage
Le passager clandestin réédite “Le droit à la paresse” de Paul Lafargue, pamphlet contre le travail publié en 1880. Il est préfacé par Gérard Filoche, inspecteur du travail, membre du conseil national du PS.
Le site Arrêt sur images a réalisé une émission passionnante sur ce texte, animée par Judith Bernard avec Gérard Filoche et Aurélie Filippetti, députée de Moselle.
L’occasion aussi de revenir sur le combat actuel contre le “mal-travail”, le travail précaire, l’imposture du slogan “Travailler plus pour gagner plus” et la nécessité de défendre la réduction du temps de travail, mesure de progrès social évident que l’idéologie dominante s’acharne à démolir.
Au “travailler plus pour gagner plus”, Gérard Filoche oppose le “travailler mieux, moins, tous”, un beau slogan à méditer lors de l’élaboration du projet socialiste!
Extrait de l’avant-propos du “Droit à la paresse”:
“La bourgeoisie, alors qu’elle luttait contre la noblesse, soutenue par le clergé, arbora le libre examen et l’athéisme; mais, triomphante, elle changea de ton et d’allure; et, aujourd’hui, elle entend étayer de la religion sa suprématie économique et politique. Aux XVe et XVIe siècles, elle avait allègrement repris la tradition païenne et glorifiait la chair et ses passions, réprouvées par le christianisme ; de nos jours, gorgée de biens et de jouissances, elle renie les enseignements de ses penseurs, les Rabelais, les Diderot, et prêche l’abstinence aux salariés. La morale capitaliste, piteuse parodie de la morale chrétienne, frappe d’anathème la chair du travailleur; elle prend pour idéal de réduire le producteur au plus petit minimum de besoins, de supprimer ses joies et ses passions et de le condamner au rôle de machine délivrant du travail sans trêve ni merci.”